Suzi KVAS : place aux femmes !

Suzi KVAS est responsable du projet URBACT WEED (Women Enterprise and Employement in Local Development) à Celje, troisième ville slovène. A 37 ans, elle se fait l’avocate de la promotion des femmes dans le milieu professionnel.

 

Suzi Kvas a d’abord été enseignante dans des écoles et à l’université avant de diriger Javni Zavod Socio, un organisme créé par la ville de Celje pour offrir une palette de services sociaux. Suzi s’est ensuite engagée comme membre active de plusieurs réseaux européens portant sur les questions sociales.

Celje, la troisième plus grande ville de Slovénie, après Ljubljana et Maribor, compte 50 000 habitants. Une petite ville à l’échelle européenne, mais qui connaît un fort développement économique et social. Malgré ce développement, Suzi constate « qu’il y a toujours un manque de femmes aux postes de responsabilité et que les femmes doivent encore travailler plus dur que les hommes pour parvenir au même statut ». Une motivation forte pour échanger avec d’autres villes européennes sur le sujet en créant un projet URBACT II.

La Slovénie est entrée dans l’Union européenne en 2004 et WEED est le tout premier projet URBACT auquel la ville de Celje participe. Première expérience que Celje a partagée avec les partenaires de WEED : celle de Devana, une association de femmes. « En 2004, un groupe de femmes engagées dans la vie publique de Celje, dont je faisais partie, a fondé une organisation pour promouvoir l’égalité des chances ».

Suzi se souvient des débuts de l’aventure : « nous avons commencé sans un sou, sans employés, mais avec beaucoup d’enthousiasme. Nous avons travaillé deux ans, sans aucune aide. Nous avons abattu beaucoup de travail». Suzi estime avoir beaucoup appris de « Devana », notamment lors d’une rencontre avec des organisations provenant de l’ex-Yougoslavie travaillant sur des sujets similaires.

Elle déplore néanmoins le manque persistant de femmes dans les métiers de la science, de la technique et de la recherche, des activités dans lesquelles elles pourraient pourtant « faire mieux que les hommes ». Femme de conviction, Suzi compte bien continuer à s’engager pour sa « cause », dans sa ville et au niveau européen.